La vie

25 août 2009

Plénitude.

Il y a quelques jours, pendant un instant, un long et magnifique instant, j'ai connu un sentiment de plénitude. Je ne ressentais plus que le sentiment amoureux que j'éprouve pour elle. Mon esprit était encore parfaitement conscient de la situation, mais mon coeur avais oublié tout le reste. Ne restait que l'amour et le bonheur que ce sentiment procure. Je me sentais étrangement bien. Je la regardais, la trouvais belle et me sentais heureux de l'aimer.
Puis le désir de mort est arrivé. Pas le même qu'avant. Juste l'idée que je pouvais mourir maintenant car plus rien d'autre n'avait d'importance.

Posté par Euronimus Caedes à 17:47 - Commentaires [0]
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AAAAAAAAAAAAH!!!

J'ai envie de hurler, de laisser exploser une rage destructrice. Mais comme toujours, j'en suis incapable, par peur des conséquences.
Cette même peur des conséquences qui me paralyse au quotidien, m'empêchant d'agir.
Et quand finalement je craque et agis, c'est pour faire des conneries.
Si je suis incapable de me détruire moi-même, alors je détruirai le monde?

Posté par Euronimus Caedes à 14:29 - Commentaires [0]
24 août 2009

L'appel à l'aide.

Je vais traiter ici d'un domaine particulier des relations humaines : L'appel à l'aide.
Il arrive que dans la vie, on ait des revers de fortune, nous affectant plus ou moins. Suivant les personnes et les situations, on arrive à s'en sortir seul. Mais des fois, aussi solide que l'on pense être, on n'y arrive pas.
Il ne reste alors qu'à se tourner vers ses proches pour demander de l'aide. Toute la difficulté consiste à composer avec sa fierté et son orgueil. En effet, il n'est pas toujours facile d'accepter sa faiblesse.
Donc en général, on envoie des messages plus ou moins masqués dans l'espoir que nos proches les captent, comprennent et agissent. Il est d'autant plus difficile d'envoyer ces messages quand une personne de notre entourage ne doit pas les capter.
Mais des fois ça ne fonctionne pas. Ne pouvant se résoudre à se transformer en pleurnicheur, on ne passe pas aux messages directs, on élargit la cible dans l'espoir que quelque chose se passe.
Mais toujours rien à l'horizon.
Que faire alors quand la douleur devient insupportable? Que faire quand la douleur physique des lacérations ne suffit plus à faire oublier ce que l'on ressent?

Posté par Euronimus Caedes à 15:21 - Commentaires [0]
23 août 2009

L'histoire d'un gars.

C'est l'histoire d'un gars tout ce qu'il y a de plus banal. Il a traversé le début de son existence comme il a pu, sans vraiment réfléchir à ce qui l'attendait.
Puis, timidement, il a essayer de s'affirmer. Il a créé une identité, la sienne mais toujours sans grand relief. Un changement d'environnement lui a permis de s'affirmer un peu plus, de commencer à exister vraiment. De plus, les différents aléas de la vie lui permis d'évoluer et de mûrir.
Puis au fil du temps, trois traits de caractère se sont révélés. Le premier est une certaine propension au sacrifice, peu importe si il souffre, du moment que quelqu'un qu'il aime est heureux en retour. Et plus il aime, plus il sera prêt à souffrir.
Ce qui en même temps le range dans la catégorie des "Trop bon, trop con" soit dit en passant.
Le deuxième trait de caractère est une certaine faiblesse, qui peut sembler incompatible avec le premier trait de caractère mais qui pourtant existe.
Et le troisième trait est que ce gars est en proie à une profonde tristesse qui le suit depuis des années sans qu'il n'en sache la cause.
Tout cela fait qu'il est triste mais se force à accrocher un masque souriant sur son visage pour ne pas déranger son entourage avec ses problèmes. Et la faiblesse précédemment citée fait qu'il dois lutter en permanence avec l'envie de tout dire pour se faire plaindre, qu'on s'occupe de lui et qu'on lui prête de l'attention.
Jusque là, ce système fonctionnait. Quelques rares personnes vraiment proche avaient connaissance de cela, ce qui servait de soupape de pression. Mais un évènement récent a ébranlé ce fragile équilibre des forces.
D'abord dans le bon sens en rendant le gars heureux. Il fit la connaissance d'un fille, sortit avec elle et tomba éperdument amoureux.
Peu de temps avant, un accident de parcours l'avait passablement détruit. Perdre 3 ans de sa vie dans un relation sentimentale merdique n'entraînant que souffrance, ça laisse des traces.
Il lui restait quelques démons qui le hantaient encore mais il savait que cela ne durerait pas. Il se sentait prêt à tout affronter, même à être fort pour deux.
Mais il n'eut même pas le temps de chasser ces démons. Le bonheur pris brutalement fin. Alors qu'il la laissait partir, il devait encore se battre avec lui même pour ne pas tout tenter pour la retenir.
La lutte entre le coeur et la raison.
Il devait la laisser partir pour son bonheur à elle mais ne supportait que très difficilement cette idée.
Ce type d'évènement ne pouvant que très difficilement être dissimulé, son entourage finit par avoir connaissance de leur séparation. Chacun lui témoigna de la compassion et de l'affection, avec plus ou moins de sincérité et de volonté d'implication en fonction de leur niveau d'intimité.
Mais il tenta malgré tout de remettre son masque souriant.
Peine perdue, la souffrance était trop grande, à la hauteur de ce qu'il avait perdu.
Alors il se tourna vers les rares personnes auprès de qui il pouvais craquer sans honte. Cela lui fit du bien pendant un temps mais à chaque moment de solitude la souffrance revenait, lancinante et omniprésente.
Il ne voyait pas d'issu à cette situation mais pourtant un jour, il réussit à ravaler en grande partie cette souffrance. Il se sentait mieux bien qu'il savait que cela comportait un risque. Si l'armure craquais alors ce serait pire qu'avant.
Et cette armure à craqué. La souffrance est revenue plus présente et insupportable que jamais.
épuisé, vidé par les batailles qu'il a menées contre lui-même, il est à bout de force, à bout de volonté.
A présent il se pose des questions, beaucoup de questions. Notamment sur ce qu'il doit faire dans les jours à venir.
Doit-il continuer à lutter avec les lambeaux de force qu'il lui reste? Doit-il continuer à faire bonne figure pour rassurer les gens qui n'ont pas envie de savoir que quelqu'un de leur entourage va mal? après tout on a tous nos problèmes... Doit-il tenir pour les quelques personnes qui se soucient de lui?
Ou doit-il s'arrêter?

Posté par Euronimus Caedes à 14:54 - Commentaires [0]
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